Transformer les ZES en moteurs réels de l'industrialisation
Lors de sa première intervention publique en tant que ministre, Michel Djombo a fixé une ambition claire pour les six zones économiques spéciales du Congo : passer du dispositif administratif au moteur économique.
« Une ZES qui ne produit pas, qui n'exporte pas, qui ne crée pas d'emplois est une ZES inutile », a-t-il déclaré. Le constat est posé : malgré un cadre juridique solide hérité de la loi de 2017 sur les ZES et son décret d'application, les six zones du pays — Pointe-Noire, Oyo-Ollombo, Maloukou-Tréchot, Brazzaville-Maloukou, Ouesso et Pointe-Indienne — affichent des niveaux de maturité hétérogènes.
Trois ZES en première ligne
Trois sites concentrent l'effort des prochains mois. Pointe-Noire d'abord, dont la phase II du quai industriel doit être livrée fin 2026 et qui héberge déjà une vingtaine d'unités agréées dans la transformation halieutique et la métallurgie. Oyo-Ollombo ensuite, avec un complexe agro-industriel structurant en cours de construction. Maloukou-Tréchot enfin, vitrine de la sous-traitance industrielle pour les chantiers énergétiques.
« La ZES n'est pas une fin en soi. C'est l'outil au service d'une politique de transformation. »
Trois leviers d'accélération
Le ministre a annoncé trois leviers d'action immédiate : un guichet unique opérationnel d'ici septembre 2026 pour réduire à 30 jours les délais d'agrément en zone, un accord-cadre fiscal harmonisé entre les six ZES, et un dispositif de garanties pour faciliter l'accès au crédit des PME implantées.
Le pilotage sera assuré par l'APPD-ZES, en lien avec l'Agence pour la Promotion des Investissements (API), avec un objectif chiffré : 1 200 emplois directs supplémentaires dans les ZES d'ici fin 2027.